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Jean Behra, Stirling Moss, Juan Manuel Fangio, Guy Ligier, Jo Schlesser, Pedro et Ricardo Rodriguez, Carroll Shelby, Amédée Gordini ...
Des noms qui ont marqué l’histoire de la compétition automobile.
Le groupe Behra est l’héritier de cet esprit de compétition et de cette légende !
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Issu d'une famille niçoise dont le père est radioélectricien, Jean Behra commence sa carrière à vélo. Il y amasse rapidement, du fruit de ses courses, un pécule aussitôt investi dans une moto qui ne tarde pas, la pauvre, à subir des traitements identiques (bricolage, traficotage) à toutes les machines que Jean a jusqu'alors chevauchées.
Et c'est en 1945, à Nice, que Behra remporte sa première victoire motorisée, dans le Grand Prix de la Libération. Il y pilote une Terrot radicalement gonflée (avec l’aide son frère José) qui ne laisse aucune chance aux autres. La Terrot fut remplacée par une Guzzi et la carrière de Jean se fraya doucement un passage, entre les chutes, les accidents et les avanies multiples.
A l'aube des années 50, cinq titres de Champion de France figurent à son palmarès. Behra est un nom, comme ceux des pairs de l'époque, les Georges Monneret, Roger Loyer ou Georges Houel. Mais l'ambition de notre motard est autre ; il vise la course automobile dont un emblème le fait rêver, Amédée Gordini.
Il débute en auto au Mont-Ventoux en 1950, au volant d'une Maserati 1500 cm3 empruntée sous caution. Alors que nul ne l'attendait, il gagne, pulvérisant les records. La presse s'empare de lui. Behra monte à Paris, bien décidé à conquérir, sinon la vie, du moins la confiance d'Amédée Gordini. Il campe Boulevard Victor, siège des Automobiles Gordini. Le « sorcier » est intéressé, mais, vous savez… « On vous écrira jeune homme ».
Pourtant un an plus tard, un coup de téléphone à Nice, où Behra est reparti. Et l'histoire le pose alors au Grand Prix des Sables-d'Olonne dans le siège d'une Gordini quatre cylindres aux cotés de Trintignant et de Manzon. Notre homme bat le record du tour et fait troisième ; il décroche aussi et de manière permanente un volant d'usine. La légende Behra est en train de naître en France, surtout à l'issue du GP de France 1952 (hors-championnat) où le Niçois tient tête aux Ferrari Tipo 500 emmenées par Ascari et a le culot de gagner. Behra restera avec Gordini jusqu'en 1954.
Ce sont les déboires financiers d'Amédée ajoutés aux ennuis qui affectent les autos - elles ne sont guère fiables, guère puissantes, - qui le convainquent de tenter sa chance en Italie, chez Maserati. Le passage de Behra à une marque étrangère fera couler de l'encre, on ne lui pardonne pas de laisser tomber Gordini.
Entre 1955 et 1957 il remporte au volant de la Maserati 250F plusieurs Grands Prix mais toujours hors-championnat, Pau et Bordeaux en 1955, Pau et Casablanca en 1957. On le voit aussi cette année-là conduire une BRM à la victoire à Caen, ce qui conduit la firme de Bourne à lui offrir un contrat pour l'année suivante. Les autos anglaises étaient alors malchanceuses et fragiles et le mieux qu'il pût en tirer fut une troisième place au GP de Hollande 1958.
Quittant BRM il arrive chez Ferrari en 1959. La saison démarre bien, il gagne hors-championnat à Aintree et fait second à Syracuse, mais le climat s'envenime, le bouillant Behra s'entend mal avec le chef ingénieur de l’écurie, Romolo Tavoni, et le clash éclate à l'issue du GP de France où la Ferrari abandonne, moteur cassé ; Behra met son poing dans la figure de Tavoni. Il est flanqué dehors.
Arprès les 24H du Mans, et moins d'un mois plus tard, Jean Behra se tue sur la Porsche RSK sport qu'il avait engagé en lever de rideau du GP d'Allemagne, sur le circuit de l'Avus.
Le sport automobile venait de perdre une de ses figures emblématiques.
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